Ôdomani fabrique des livres à partir de ce qui tombe entre les mains : papier, agrafeuse, massicot, typons, os de seiche, insolation et anti-fantôme. Autant de bidouilles étrangères aux références obligées qui d’ordinaire charrient les livres.
On éditera des paroles et des mots qui n’étaient pas destinés à devenir des livres. On éditera des livres qui se font passer pour des livres.
Sans démarche, il nous reste un geste, ou la tentative d’un geste, qui donne envie de se lire, qui donne envie de se rencontrer pour fabuler à plusieurs voix.
Nous espérons qu’un usage anarchique sera fait de ces livres et qu’ils traceront des chemins diffus au travers de la réalité univoque qui s’impose. Une fois passées en livres, colères et obsessions défrichent des chemins qui s’ignorent. Et cette candeur nous appelle.
L’air est empesté, cela n’aura échappé à aucun poumon. Nous nous essayons à des livres du dernier souffle, du premier souffle, du bout de souffle, tant qu’un air autre s’y respire.
